L’enchaînement à nos propres habitudes : un poison

Imaginez, vous vous lever le matin, vous pensez à votre petit déjeuner, à votre douche, vous allez vous maquiller, vous habiller. Vous pensez maintenant à toutes les situations auxquelles vous allez devoir faire face. Votre patron à un problème avec vous, il ne vous aime pas. Ou alors vous devez gérer une équipe qui est bien moins bosseuse que vous. À moins que votre chiffre d’affaires ne soit pas aussi bon que vous l’espériez. Ou au contraire, vous pensez à vos futurs investissements. Mais les enfants, si vous en avez, doivent aller à l’école. L’ainé à des problèmes de discipline, vous êtes convoqué chez le proviseur. Vous devez donc revenir plus tôt pour gérer cette situation. Votre fille quant à elle, se montre distante et vous aimeriez faire quelque chose pour elle. Mais au plus vous vous rapprocher au plus vous sentez qu’elle s’éloigne.

En pensant à cela, vous vous installez en vitesse sur votre ordinateur. Vous venez de recevoir un mail vous proposant une soi-disant affaire à ne pas rater, tandis qu’un autre vous demande le dernier rapport de votre activité professionnelle, et un dernier vous informe que votre cours de yoga sera annulé. Il est à peine 8 h du matin, et vous partez de chez vous avec ces idées en tête, mettant les clefs de contact dans votre véhicule. Il pleut dehors, vous pensez alors à vos prochaines vacances au soleil. Mais vous vous demandez quand vous aurez enfin le temps de partir, sachant qu’il vous reste tant à faire. À un feu rouge, un automobiliste klaxonne, un autre fait un appel de phare. Vous vous demandez ce qu’il se passe et songez que la circulation le matin vous semble pénible. Vous imaginez prendre le train au lieu de la voiture. Vous vous arrêtez à une pompe à essence pour mettre du carburant. Au moment de payer, vous vous rendez compte que vous avez perdu votre carte bancaire. Bon ce n’est pas si grave vous avez du liquide. Par contre vous devrez remettre vos courses du midi au lendemain. Vous imaginez mentalement ce qui vous reste dans le frigo. Ça devrait aller il vous reste suffisamment de choses pour préparer un dernier repas. Mais vous vous demandez si votre carte se trouve chez vous, ou si vous devriez faire opposition. Et tandis que ces pensées se bousculent dans votre tête, vous arrivez sur votre lieu de travail. Vous dites bonjour à vos collègues, même à ceux que vous n’aimez pas, car de toute façon il faut montrer bonne figure, et vous ne voulez pas vous abaisser à ce genre de jeux. Vous êtes pris par votre tâche, vous téléphonez, envoyez des mails, traitez diverses affaires, mettez en ordre d’autres choses, vous vous acquittez de vos obligations. Puis l’heure de midi arrive, vous auriez préféré que la journée soit déjà terminée, mais vous n’y pouvez rien. Vous mangez le même repas que la veille et avez le même genre de discussion. Il est enfin l’heure de quitter votre lieu de travail. C’est votre jour d’aller chercher vos enfants à l’école. Il y a des embouteillages, vous mettez la radio et vous êtes assailli des nouvelles du monde peu réjouissantes. Vous avez un petit moment de déprime et vous dites que tout va de plus en plus mal. Lorsque vous arrivez à l’école, par chance vous trouvez une place pour vous garer facilement, chose qui n’arrive pas souvent. Vous vous rendez à votre rendez-vous pour votre ainé, qui a été surpris en train de fumer du cannabis dans la cour de récré. Encore un problème de plus. Mais vous vous en doutiez, car il vous semblait assez amorphe ces derniers temps. Ensuite après avoir eu une conversation avec votre fils lorsque vous êtes enfin rentré à votre domicile, il est l’heure de préparer à manger. Chacun vous raconte sa journée autour du repas. Vous vous déshabillez et prenez une douche, pour aller vous coucher. Vous prenez ce livre sur votre table de nuit que vous essayez de terminer depuis longtemps. Mais à chaque fois, vous n’avez à peine le courage de lire quelque page, tant vous avez besoin de dormir. Enfin, vous tombez dans les bras de Morphée, le seul moment où vous avez du temps pour vous…

 

Penser à ce que l’on pense

Voici une journée tout à fait ordinaire, mais bien remplie. Qu’en dites-vous ? Votre cœur frémit-il d’une douce joie à l’idée de commencer une nouvelle journée ? Avez-vous le temps de penser à ce que vous faites ? Avez-vous la force de songer qu’il y a d’autres voies ? Avez-vous encore l’énergie de penser au cadre que vous vous êtes fixé et qui vous impose tout ce rituel ? Vous demandez-vous pourquoi faites-vous cela ? Vous demandez-vous si cela vous convient-il toujours ?

Cette routine quotidienne crée un endormissement de la conscience, et nous rend à agir comme des automates à recommencer sans cesse le même genre de circuit.

Comment pourriez-vous penser à vos propres pensées ? Vous êtes pris comme dans un avion, perdant presque tout contrôle de ce qu’il se passe. Vos pensées sont tellement denses, qu’il est impossible de les analyser. Nous sommes tellement accaparés que nous ne savons plus pourquoi nous agissons de la sorte. Vous êtes pris dans le jeu de la vie, en oubliant que c’est un jeu. Vous regardez le film en pensant que vous êtes dans ce film. Vous réagissez à tout avec importance. De temps en temps, vous vous demandez peut-être si vous devriez changer quelque chose, mais quoi, comment ? Vous voulez sortir la tête hors de l’eau pour y voir plus clair et respirez un peu. Vous voulez retrouver un certain état d’être, une liberté, un sentiment égaré de complétude, d’épanouissement. Mais vous vous êtes enchainé à vos propres habitudes qui vous empêchent de vous éveiller au sens de vos actions.

C’est cette surcharge mentale qui nous éloigne de la clarté. C’est pourquoi je vous propose une petite méditation afin de prendre de l’altitude sur sa propre vie et retrouver un nouveau sens…

À faire quotidiennement !

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Jonathan Avalosse

Jonathan Avalosse

Passionné par les états modifiés de conscience, ils ont bouleversé ma vie. Je suis écrivain, praticien en thérapie brève, en hypnose et en méditation.

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