Partie II : une autre approche de la méditation

Je dirais que la technique n’a pas d’importance. C’est plutôt l’état d’esprit qui compte. Car dans la méditation il convient d’aller au-delà du mental. Or dans un premier temps, nous avons besoin de celui-ci pour y parvenir. C’est-à-dire que nous devons l’utiliser pour en quelque sorte lui marcher dessus.

C’est pourquoi ce n’est pas une chose aisée.

Par exemple dans la méditation que je propose, j’invite chacun à atteindre un silence intérieur. Mais comment parvenir à cet objectif s’il convient de noyer le mental ? Comment maintenir le cap ? C’est justement la difficulté. Lorsque nous commencerons, notre concentration va vite chuter, car dans un premier temps nous imprimerons une pensée pour ne plus penser. Et dès que nous avons quelque peu arrêté cette activité mentale, il n’y a plus rien pour nous soutenir. Alors notre esprit se réveille et nous montre des pensées toutes plus importantes les unes que les autres. Et nous avons oublié quel était notre objectif. Puis nous reprenons conscience. Nous nous disons : « Bon maintenant, faisons silence ». Ne pensons même plus à cette pensée de silence, laissons-nous nous envahir par l’instant. Mais nous perdons le cap, et notre embarcation repart dans tous les sens. Si nous arrêtons à ce moment, au mieux nous aurons goûté à l’inconscience… Ce qui n’est pas le but recherché.

Alors, pour nous faciliter la tâche, la première étape est de nous préparer, de nous échauffer en lisant ou en écoutant quelque chose qui nous inspire, comme par exemple un passage sur la pleine conscience (partie I). Cela permet d’imprégner notre conscience du but à atteindre. Quand notre mental s’affaiblira, notre objectif restera toujours en ligne de mire et nous pourrons passer cette première étape bien plus aisément.

Ensuite, lorsque des éclairs de lucidité se font sentir, lorsque nous goûtons à une absence de pensée, une paix nous envahit. Mais nous pouvons tout de même ressentir une sorte de pression mentale en arrière-plan. Comme si notre pièce intérieure était mise sous pression. Comme si nos pensées tentaient de forcer la serrure pour parvenir à notre conscience. Là, nous y sommes presque. En continuant, ces pensées vont devenir plus calmes et patientes. Nous pourrons leur ouvrir la porte, elles ne viendront pas, elles seront bien sagement assises comme dans une salle d’attente. Nous pourrons les examiner sans être pris dans un tourbillon mental, en restant extrêmement lucides. Et si nous continuons, des états de grâce, d’unité, de gratitude peuvent nous être accessibles…

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Jonathan Avalosse

Jonathan Avalosse

Passionné par les états modifiés de conscience, ils ont bouleversé ma vie. Je suis écrivain, praticien en thérapie brève, en hypnose et en méditation.

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