Un geste simple, une expérience extraordinaire
Aujourd’hui, j’ai fait quelque chose que beaucoup trouvent banal : j’ai changé les pneus de « ma voiture ». C’était un véritable acte de sortir de sa zone de confort.
Pas dans un garage. Pas avec des machines dernier cri. Juste dans mon jardin, au milieu des oiseaux et du soleil, avec ma compagne à mes côtés. On s’est dit : on va chez le garagiste ou on tente nous-mêmes ? L’excitation d’essayer quelque chose de nouveau a vite pris le dessus. On s’est retroussé les manches, nous lançant dans une nouvelle xpérience.
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis malvoyant. C’était donc un immense défi d’entreprendre cette action. Ni elle ni moi n’avions déjà changé de roues dans le passé. Nous avions des pneus été et il fallait soit aller chez le garagiste, soit les changer nous-mêmes. C’était donc soit payer, se déplacer et attendre près de deux heures. Ou soit, tenter de vivre une nouvelle expérience sous une journée ensoleillée à deux. Et bien qu’il ne me reste plus que 2 petits pour cent de vision, j’ai participé autant que ma compagne. J’utilisais mon intelligence, le tâtonnement de mes mains, la sensibilité de mes doigts pour participer à cette tâche. Je me suis renseigné en utilisant internet sur « comment changer une roue ». Et une sensation commençait à naitre en moi. À chaque écrou, à chaque tour de clé, j’ai senti naître une chose précieuse : la liberté.
Sortir de sa zone de confort : aller au delà de ses peurs
On nous répète souvent que seuls les experts peuvent agir, que nous manquons de compétences. L’accent est mis sur le diplôme, sur la certification, sur le titre.
J’y ai cru de longues années. J’ai tout fait pour avoir un diplôme universitaire. Au prix d’immenses efforts à cause de ma malvoyance j’en ai obtenu un : en économie. Mais quand j’ai voulu aider les autres à aller mieux, il m’en fallait un en psychologie. C’était reparti pour 5 années. Pourtant grâce à mon expérience intérieure j’aidais déjà beaucoup de personne à traverser leurs épreuves. Pourquoi avais-je besoin d’un papier supplémentaire ? Car la société le disait. Il faut être reconnu pour agir. Mais à un moment, quand les cours n’eurent plus de sens, après trois années, j’ai pris mon courage à deux main et j’ai arrêté. Je n’avais pas besoin de ce papier pour agir. Et je suis devenu thérapeute. Les cours ne pouvaient pas m’apprendre ce que je savais déjà. Mon intuition fine que j’avais développé ne demandait qu’à s’exprimer pour aider les autres.
En réalité, dès qu’on tente l’expérience — même pas à pas — on réalise vite que nos capacités dépassent nos croyances limitantes. Nos peurs nous bloquent parfois nous disant « tu n’es pas capable » ou « tu le feras quand tu seras certifié » ou encore « je ne peux pas me lancer, j’ai trop peur d’être un imposteur ». Mais parfois il suffit d’un peu d’audace pour les dépasser.
Alors quand on ose essayer, même dans l’inconnu, même lentement, on découvre qu’on peut plus que ce qu’on imagine. Il y a tant de choses accessibles à la portée de notre main, de notre esprit, de notre imagination. C’est l’inaction qui maintient notre peur active. L’action quant à elle nous rend libre.
N’avez-vous jamais entendu l’expression : « il ne savait pas que c’était impossible alors il la fait ? » Cela nous montre que tant de choses que nous ne faisons pas, parce que nous croyons ne pas en être capable, sont tout à fait réalisable.
Changer mes roues, ce n’était pas seulement un acte pratique.
C’était apprendre, ressentir, accomplir.
C’était ne pas dépendre.
C’était vivre ce moment en pleine présence, avec la joie discrète, mais immense d’avoir osé.
Certains peuvent croire que la liberté est synonyme de voyage autour du monde, de sensation forte, d’abondance financière.
Mais parfois, elle se cache dans les choses les plus simples. Je me suis senti extraordinairement libre de prendre une nouvelle situation en main. De sentir la joie d’arriver à faire quelque chose de nouveau. Quelque chose que j’avais toujours confié à des spécialistes était maintenant en mon pouvoir personnel.
Mais entreprendre quelque chose de nouveau, c’est aussi ressentir de l’inconfort. Une sensation de stress et de joie d’oser aller au-delà de ses limites mentales.
La méditation : un voyage intérieur vers l’autonomie
Et cette autonomie ne s’arrête pas aux gestes techniques.
C’est aussi celle d’apprendre à créer mon site internet moi-même.
De publier mon podcast sans dépendre de personne.
Une nuit pour perdre la vue : de l’effondrement à la joie
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De suivre des formations à mon rythme, en dehors des chemins académiques.
Mais surtout, c’est celle que m’a offerte la méditation.
Des milliers d’heures à ressentir, à écouter, à explorer ce qui se passe en moi.
Pas dans une salle de cours, mais parfois juste dans mon canapé, dans un train ou dans mon jardin.
Cet autoapprentissage personnel et intime m’a reconnecté à un espace intérieur. Un espace de pleine présence. Un espace de silence. Cet espace m’offre une attention particulière. Grâce à elle, je guide, je ressens, et j’inspire les personnes qui viennent me voir en séance. Je n’aurais pas pu apprendre cela sur les bancs de l’école ou de l’université. Il fallait entreprendre ce voyage personnel à la redécouverte de moi. C’est une joie de découvrir et d’entreprendre de nouvelles choses. Que ce soit un changement de roue, que ce soit d’apprendre à créer un site internet ou bien d’autres choses. Mais la joie ne s’arrête pas aux actes extérieurs. C’est aussi la joie d’apprendre et de découvrir des facettes de soi encore inexplorées telle que des émotions non dévoilées.
La relation la plus sincère est en soi
Explorer ses mondes intérieurs nous permet de voyager. Et comme chaque voyage nous pouvons ressentir de l’excitation liée à une nouvelle découverte. D’ailleurs, n’avez-vous jamais ressenti une joie profonde en rencontrant quelqu’un sur la même longueur d’onde que vous ? Une personne qui partageait votre vision des choses avec conviction ? Alors, vous aviez peut-être ressenti comme une impression de connaitre cette personne. Comme si vous aviez beaucoup de choses à vous dire. C’était un moment spontané et authentique. Mais à l’intérieur de vous se trouve également cette même personne qui vous ressemble. Elle vous ressemble plus que n’importe qui, car c’est vous. Cette personne est plus authentique que n’importe qui puisque vous pouvez la ressentir en vous. Elle ne se cache pas, elle est vraie. La relation la plus intime et la plus sincère est en vous. Et vous pouvez la découvrir en détournant le regard du monde extérieur. Pour se faire vous pouvez commencer à plonger dans votre propre cœur. C’est une source de sagesse, d’intuition, de guidance.
Dans cet article vous découvrirez le pouvoir du champ électromagnétique do cœur et comment accéder à son pouvoir par la méditation. .
Briser les croyances limitantes liées au handicap : sortir de sa zone de confort
Dans le passé, je me suis mis beaucoup de freins à cause de mon handicap. Je me disais toujours : je ne pourrais jamais faire ça. Et, en soi c’était vrai. Nous vivons dans un monde visuel. Mais les yeux ne font pas tout.
Je n’osais pas m’acheter une machine à café manuelle, par exemple. Je ne me voyais pas prendre une cuillère et mettre du café dans le bras de la machine. Et puis sur quel bouton appuyer ? Et/ou était le bouton ?
Je n’osais pas skier. Je n’osais pas courir. Parfois je n’osais même pas marcher.
Je restais dans ce qui me semblait « adapté », mais c’était surtout étroit, figé. J’avais l’impression d’être emprisonné en moi-même. Mes yeux avaient presque fermé les rideaux du monde extérieur, me laissant seul derrière ces voiles.
Et puis j’ai compris : c’est moi qui restais derrière ce voile. Je pouvais en sortir : même sans mes yeux.
J’ai appris à prendre des risques, à me mettre dans des situations moins confortables.
J’ai appris à trébucher, parfois à me sentir bête, maladroit, fatigué.
Mais j’ai surtout appris à me relever.
A chaque nouveauté, à chaque nouveau petit défi, je me suis senti un peu plus libre. C’était une sensation d’être un peu moins coincé en moi-même. Ça faisait tellement de bien. Ma première machine à café manuelle par exemple. Au début c’était très difficile, je tâtonnais, je ne savais pas… Et puis après j’ai fait les meilleurs cafés du monde les yeux fermés ! Et depuis lors, mes amis m’ont toujours félicité pour mon café !
Petit à petit, j’ai découvert que sortir de ma zone de confort, ce n’était pas perdre quelque chose.
Découvrez comment la contrainte peut devenir une magnifique force d'évolution !
C’était me retrouver, dans une version plus vraie, plus libre.
J’ai d’ailleurs réalisé une chose étonnante :
Dans ma situation de handicap j’ai rencontré par la force des choses plusieurs personnes malvoyantes. Et certaines, qui objectivement voyaient bien mieux que moi, n’osaient pas faire le dixième de ce que je faisais.
Parce que ce n’est pas uniquement la vision qui fait l’autonomie.
C’est également notre attitude intérieure qui nous rend libre ou qui au contraire, nous emprisonne.
La liberté est une expérience intérieure
Quand on cesse de se battre contre la vue qui n’est plus là,
Quand on se reconnecte à l’audace d’oser. Quand on apprend à revoir la vie comme un bébé qui touche, qui tente, qui ose. Alors, on découvre une autre forme de clarté. Une autre forme d’autonomie. L’enfant n’a pas de canevas, il va partout, il touche à tout. Cette capacité d’explorer, de redécouvrir ce qu’il y a au-delà de nos frontières mentales nous rend libres.
La vraie liberté commence par un “non”(mettre ses limites)
Cette liberté s’incarne aussi dans la force tranquille du « non ». Le fait d’apprendre à dire non à ce qui ne nous convient pas nous rend également libres. Le fait de ne plus culpabilisé, d’exprimer sa position, nous libère du marionnettiste émotionnel qui tire nos ficelles dans l’ombre.
Un article pour retrouver votre axe intérieur et ne plus vivre à tra vers les attentes des autres.
Vivre selon ses propres émotions : comment se libérer des influences extérieures ?
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Tous ces aspects nous permettent de goûter à la liberté ici et maintenant. D’être pleinement vivant sans avoir besoin de faire un tour du monde ou sans devoir gagner des millions. Être libre s’est retrouvé son espace. Nous ne sommes pas les arbustes bien taillés d’une haie. À l’intérieur de nous se trouve un oiseau qui aspire à déployer ses ailes et à vivre selon son propre élan.
Oser être libre
Alors, comme moi je vous invite à oser changer vos roues. Si ce n’est pas vos roues de voitures, changer les rouages de votre fonctionnement. Osez faire quelque chose de nouveau, une chose que vous auriez confié à quelqu’un d’autre. Ou bien lancez-vous dans un projet que vous confiez toujours à ce personnage qui s’appelle « plus tard ». Essayez d’agir et non de réfléchir. Le mental nous piège, il nous fait peur. Agir c’est redevenir libre. Car nous nous rendrons compte que nous pouvons beaucoup plus que ce que nous croyons.
Alors quel va être votre nouvelle expérience de liberté ?
Jonathan Avalosse
Explorateur de la conscience et de l’être, Jonathan Avalosse accompagne celles et ceux en quête de sens, d’alignement et de transformation intérieure. À travers l’écriture et la thérapie intuitive, il crée un espace où les mots résonnent, libèrent et ouvrent à de nouvelles perspectives.










